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Élection présidentielle ivoirienne de 2020 : Ouattara prend le risque d’un 3e mandat

Après la mort soudaine de son dauphin, Amadou Gon Coulibaly (mort le mercredi 8 juillet 2020 alors qu’il était le favori de la prochaine présidentielle), l’actuel chef de l’Etat Ouattara Alassane, qui avait renoncé à se présenter, a annoncé le 6 août dernier, veille du 60e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, sa candidature pour l’élection présidentielle ivoirienne de 2020, estimant être le seul qui puisse assurer la stabilité du pays. Il a alors mis fin au suspense qui prévalait en Côte d’Ivoire depuis quelques jours.

Alassane Ouattara est prêt à faire un troisième mandat. Le président sortant a pris soin d’expliquer sa décision, un volte-face (un retournement) vu qu’il avait annoncé officiellement en avril dernier qu’il allait ‘laisser la place aux jeunes générations’.
“La mort soudaine de Coulibaly Amadou laisse un grand vide. Mûrement réfléchie, cette décision est un devoir que j’accepte dans l’intérêt supérieur de la nation”, ajoute-t-il.

L’opposition estime que sa candidature est illégale, mais pour Ouattara Alassane, 79 ans, dont 10 au pouvoir, il n’y a aucun doute : la loi promulguée en octobre 2017 l’autorise à briguer trois mandats complémentaires à partir de 2020, alors à se présenter en octobre prochain. Donc, le changement de loi fondamentale en 2017 lui en donne le droit.

D’après le consultant indépendant sur l’Afrique, Prunier Gérard, ‘Ouattara n’avait pas vraiment envie d’y aller : en effet, il ne le fait que parce qu’il n’y a pas d’autre solution’.
Les opposants au chef de l’Etat ivoirien multiplient les protestations depuis cette annonce.
Pour Sangaré Issiaka, secrétaire général du ‘Front Populaire Ivoirien’, cette candidature est “en contradiction flagrante avec la loi fondamentale ivoirienne”.

Présidentielle en Côte d’Ivoire : à la découverte des candidats

À quatre mois des échéances électorales, beaucoup de candidats se sont déjà déclarés et semblent être prêts pour les campagnes contre le parti au pouvoir (RDR : Rassemblement des républicains).
Henri Konan Bédié, l’ancien président ivoirien, a été désigné candidat pour la côte d ivoire présidentielle 2020 du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire).
Marie Carine Bladi est la 1ère femme à annoncer sa candidature à la présidentielle…

Les candidatures pour la côte d ivoire présidentielle 2020 devront être déposées avant le début du mois de septembre, ensuite validée par le Conseil constitutionnel, proche du pouvoir.

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Élection présidentielle ivoirienne de 2020 : comment Ouattara a accéléré sa candidature

Les Ivoiriens s’apprêtent à élire leur président le 31 octobre prochain. Ouattara Alassane, le président actuel, avait promis en octobre 2018 de ne pas se présenter. Mais depuis, il entretient le flou sur ses réelles ambitions.

Après la mort soudaine de son dauphin Coulibaly Amadou, candidat annoncé du parti au pouvoir, Ouattara Alassane, 78 ans, dont 9 au pouvoir, a finalement annoncé mercredi 5 août dernier, veille du 55e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, sa candidature pour la présidentielle 2020, estimant être le seul qui puisse assurer (ou garantir) la stabilité du pays. Face à lui, les adversaires se préparent. “Je suis candidat au côte d ivoire présidentielle 2020”, a-t-il annoncé.

Sa candidature n’est pas une surprise, mais certains sont quand même déçus.

Ses anciens associés du ‘Parti Démocratique de Côte d’Ivoire’ ont donc quitté la coalition ‘Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix’ et comptent bien présenter leur candidat HKB.
En septembre dernier, Soro Guillaume, l’ancien bras droit du chef de l’Etat actuel, Ouattara Alassane, a annoncé qu’il se lançait dans la course. Certains Ivoiriens craignent une nouvelle déstabilisation du pays. À trois mois de la présidentielle de 2020, la situation politique est très tendue en Côte d’Ivoire. Certains acteurs politiques ont déjà manifesté leur intention d’occuper le fauteuil présidentiel pour les 5 prochaines années.

Certains citoyens redoutent une nouvelle crise post-électorale !
2020 est une année déterminante pour la Côte d’Ivoire. Le retour de Ouattara Alassane dans la course à la présidentielle laisse présager, à bien des égards, une campagne trop agitée. On compte déjà une vingtaine de candidats pour des élections qui, selon les observateurs, s’annoncent déjà très tendues et ce, pour diverses raisons.
Quinze ans après une crise post-électorale dans le pays, ayant fait près de 5 000 morts, les citoyens n’ont toujours pas réussi à penser réellement leurs plaies.

D’ailleurs, c’est là l’un des échecs de Ouattara Alassane, le président sortant, resté au pouvoir pendant une décennie.

Quatre jours après l’annonce de sa candidature, la société civile s’interroge. Certains craignent une nouvelle crise post-électorale. Les précédentes élections législatives et municipales ont été émaillées par diverses fraudes électorales et violences, une situation jetant déjà un certain discrédit (disgrâce, défaveur) à la tenue du côte d ivoire présidentielle 2020.

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Togo News : le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique annonce la reprise des interventions sanitaires de masse à partir du mois d’août

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Moustafa MIJIYAWA, a annoncé la semaine dernière la reprise des interventions sanitaires de masse sur l’ensemble du territoire national à compter du mois d’août en commençant par une une grande campagne de vaccination contre la paralysie spinale infantile, maladie infectieuse contagieuse et aiguë particulièrement humaine causée par le poliovirus sauvage.
“Le coronavirus est là, mais on ne peut pas oublier les autres maladies épidémiologiques… On doit agir ! Nos enfants souffrent d’un certain nombre de carences, qui agissent sur leur croissance…”, a ajouté le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé.
Il s’agit entre autres de la lutte contre les maladies tropicales négligées, la fièvre jaune (ou fièvre amarile), le paludisme et la poliomyélite. Les interventions sanitaires de masse vont alors reprendre bientôt. Des campagnes de distribution de moustiquaires imprégnées et de vaccination sont ainsi prévues sur tout le territoire. “Les matériels essentiels sont d’ores et déjà disponibles”, a déclaré le ministre togolais de la santé.
Le togonews va ainsi poursuivre sa mission de prévention de la santé publique par quatre interventions prioritaires. Il s’agit de la campagne de Traitement de masse à l’Ivermectine et l’Albendazol contre deux maladies tropicales que sont l’onchocercose et schistosomiases ; la campagne nationale de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticide à la population ; la campagne de vaccination contre la fièvre jaune chez les individus âgés de plus de 10 mois ; et la campagne de vaccination des enfants de 2 à 8 ans contre la poliomyélite. A noter que ces différentes interventions devront se faire dans le respect des gestes barrières.
“Pour la réussite de la campagne, l’Unicef (le fonds des Nations unies pour l’enfance) et l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) vont prêter main forte à la République togolaise, ce qui rendra plus adéquates et plus déterminantes les actions sur le terrain”, a déclaré Faure Gnassingbé.

Togo : plus de 9 milliards de dollars pour lutter contre le coronavirus

La Banque Africaine de Développement (BAD) a approuvé un financement de 9. 5 milliards de dollars de l’IDA afin d’aider la République togolaise à lutter contre le nouveau coronavirus, statistiques covid 19 au togo, de la famille des Coronaviridae, responsables d’infections respiratoires et digestives chez l’animal et l’Homme, et aussi mieux répondre aux urgences sanitaires. Cette enveloppe budgétaire renforcera certainement les actions de l’Etat togolais en matière de confirmation des cas, de détection précoce et de surveillance épidémiologique.

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Togo News : la Chine veut aider le Togo à doubler le rendement de ses rizières

Les relations entre le continent et la Chine sont abordées dans le cadre d’une démarche dite de synthèse, privilégiant ainsi les aspects économiques, particulièrement commerciaux.
Chao Weidong, l’Ambassadeur de Chine au Togo, a remis mercredi dernier au ministère de l’Agriculture diverses variétés de riz hybrides (une variété cultivée de riz produite par croisement entre différents types de riz). Ceux-ci seront d’abord testés en labo par l’ITRA (info togolaise de recherche agronomique).

Cette nouvelle variété permettra, entre autres, d’augmenter (ou améliorer) la productivité de riz sur le plan national. La Chine veut ainsi permettre au pays de Faure Gnassingbé de produire 13 à 15 tonnes de riz à l’Hectare (ha) au lieu de 4. 6 actuellement. Elle a donc décidé d’aider la République togolaise à doubler sa production annuelle de riz. Ceci, après avoir formé une cinquantaine d’ingénieurs togolais, ensuite, un don considérable de matériels agricoles. Il s’agit essentiellement d’un matériel de sélection qui doivent permettre aux agriculteurs de booster (développer, renforcer, etc.) leurs productions en réalisant 13 à 15 tonnes à l’ha. “Le secteur rizicole togolais bénéficie d’un coup de pouce de la Chine, destiné à améliorer significativement son rendement”, a ajouté le président togolais Faure Gnassingbé.

En neuf ans, la production de riz s’est accrue de 76 %

Il y a deux ans, une cinquantaine de producteurs togolais, de techniciens agricoles et d’ingénieurs agronomes avaient bénéficié de trois mois de stage, dans la province de Wuhan, sur les technologies du riz hybride. La formation a été dirigée par Longping Yuan, prof à l’université agronomique de Changsha, appelé ‘maître du riz hybride’.
Il est important de rappeler que le riz est l’une des principales cultures vivrières au Togo. Celui-ci occupe une place primordiale dans l’alimentation de la population togolaise.

L’ITRA sera ainsi chargé de mettre à profit le nouvel appui (matériel de sélection) de Pékin à la filière rizicole.
Le secteur agricole représente plus de 53 % du Produit Intérieur Brut (PIB), et occupe près de 73 % de sa population active. La culture du riz (deuxième rang mondial après le blé) a connu, de 2010 à 2019, une embellie, passant de 72 580 tonnes à près de 168 520 tonnes.
Soit une hausse de plus de 76 %. Les perspectives de l’actualité au togo sont trop bonnes en matière de la promotion de la filière riz.
Les efforts de l’Etat togolais en faveur de la filière riz visent non seulement la qualité, mais également la quantité.

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Togo | la question de l’uniformisation de l’information dans les médias

De plus en plus de contenus d’actualités diffusés par les organes d’information et de communication s’uniformisent. Surtout quand il s’agit d’une actualité du jour ou actualités récentes, il n’est pas moins fréquent de voir chaque média se saisir de l’événement.

Rappelons à l’entame, que la notion d’uniformisation de l’information, indique la tendance qu’ont les organes de médias à relayer ou traiter des mêmes sujets. Au Togo, que ce soit les sites d’information, les presses en ligne ou écrite, les journaux privés en ligne […], dès qu’une information ou une actualité s’invite dans la sphère médiatique, on assiste à un déferlement des médias, chacun voulant à tout prix traiter cette information.

Raison de l’uniformisation des contenus

En effet, cette tendance prend forme dans l’univers journalistique togolais et d’ailleurs. Surtout quand il est question des actualités internationales ou des sujets ayant trait à la politique, chaque organe de presse s’approprie le choix de leur diffusion de manière uniforme. Est-ce un signe annonciateur de la faillite du contre-pouvoir que représentent les médias de façon générale ? Ou une simple orientation visant à concourir dans un environnement médiatique de plus en plus saturé ?
Face à la course aux nouvelles informations en vue de faire grimper l’audience, et aux limites informationnelles impliquant parfois les rédactions, certains journaux d’information togolais ne voient pas meilleurs alternatives que de parcourir les contenus des médias concurrents, afin de s’offrir une veille quotidienne et permanente.

Uniformisation au préjudice des reportages

Au détriment du travail de terrain qui offre à travers les reportages, plus d’originalité dans le traitement des informations, les journaux s’appliquent désormais pour plus d’uns, à la lecture des articles d’autres journaux. Cela dessine naturellement l’image uniforme des contenus qui, in fine, même si la manière de les formuler est variable d’une rédaction à une autre, il n’en sera pas de même pour le fond qui restera toujours le même.
Par conséquent, nous pensons qu’il serait important que chaque organe de presse, se donne les moyens de renouer plus souvent avec les reportages, afin de gagner en originalité, et d’être ainsi plus crédible et professionnel aux yeux du grand public et dans la confraternité.

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Togo : le président de la République réagit au décès du Premier ministre ivoirien Gon Coulibaly

Le 8 juillet dernier, le gouvernement ivoirien a annoncé le décès du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, suite à un malaise durant le Conseil des ministres. Plusieurs chefs d’État africains ont salué le mémoire du Premier ministre, dont le président de la République du Togo, Faure Gnassingbé.

Plusieurs personnalités ont salué la mémoire de Gon Coulibaly

Le chef d’État togolais, Faure Gnassingbé a réagi à la triste nouvelle du décès du Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly en affirmant qu’il venait d’apprendre avec une immense tristesse le décès du chef du gouvernement du Côte d’Ivoire, qui est un ami du Togo et un homme d’État exceptionnel. Enfin, le message du président togolais se termine en souhaitant que le chef de gouvernement ivoirien puisse reposer en paix.
Le président togolais a aussi ajouté qu’au nom de tous les citoyens togolais, et en son nom, il présente ses sincères condoléances à la famille de Amadou Gon Coulibaly ainsi qu’au peuple frère du Côte d’Ivoire.

Les derniers moments du Premier ministre Gon Coulibaly avant son malaise

Selon le gouvernement ivoirien, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, a été pris par un malaise le 8 juillet dernier. En effet, le chef de gouvernement ivoirien qui souffrait de problèmes cardiaques depuis de nombreuse années, n’a pas pu survivre à ce malaise.
Gon Coulibaly aurait arrivé au Palais de la présidence en fin de matinée afin d’assister au traditionnel Conseil des ministres, selon ses collègues, il était en bonne santé apparente.
Durant les travaux qui ont été diffusés sur les réseaux sociaux, le chef de gouvernement était bien souriant portant un masque et une visière de protection afin de se protéger de la maladie virale le Covid-19.
Toutefois, sans compter sur les problèmes cardiaques qui ont affecté son état en terrassant le géant Premier ministre.
Selon les dernières informations publiées, Amadou Gon Coulibaly a senti un malaise fatal lorsqu’il était en pleine concentration avec le président ivoirien Alassane Ouattara. Suite à ce malaise, le chef de gouvernement a été transporté en urgence à la Polyclinique internationale PISAM, Sainte-Anne-Marie, toutefois le Premier ministre décédera juste quelques minutes après. Amadou Gon Coulibaly avait 61 ans.
Il est important de mentionner que le candidat désigné par le parti RHDP, était rentré le 2 juillet dernier à un voyage qui a duré prés de 2 mois en France dans le cadre d’un contrôle médical. En effet, Gon Coulibaly aurait posé un stent à sa greffe du cœur effectuée depuis plus de 8 ans.

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Togo : une réouverture partielle des lieux de culte annoncée

En concertation avec les responsables religieux, le chef de l’État, Faure Gnassingbé, a fait savoir que les lieux de prière et de culte, à savoir les églises, les mosquées et les temples, rouvriront très prochainement, mais de façon progressive et partielle.

Au Togo, la réouverture des églises et des mosquées pourrait donc avoir lieu à partir du lundi 13 juillet. Avec l’augmentation du nombre de cas de Covid-19 dans le pays, le président togolais Faure Gnassingbé avait ordonné, le jeudi 2 avril 2020, une fermeture provisoire de ces endroits de rassemblement. Après la réunion qui s’est déroulé hier matin avec les responsables des associations et organisations religieuses, le chef de l’Etat a invité ceux-ci à lui faire parvenir vite la liste des lieux de culte et de prière susceptibles d’ouvrir. Les chefs religieux doivent ainsi veiller au respect desdites gestes barrières afin de limiter la propagation du nouveau coronavirus, qui sévit un peu partout sur la planète. “Il est nécessaire qu’on rouvre les lieux de culte en prenant en compte les mesures relatives aux dispositions de sécurité”, a souligné Payadowa Boukpessi, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation.

Fermés depuis plus de quatre mois à cause du Covid-19, les mosquées et églises pourraient reprendre leurs activités dès le 13 juillet prochain. C’est la date proposée par le président togolais et les responsables religieux. En effet, la Fédération des Associations et Organisations du Togo (FAOC-Togo) est autorisée à rouvrir 43 églises sur l’ensemble du territoire national, soit une église par préfecture.

Coronavirus : au Togo, il faudra désormais ‘apprendre à vivre avec le virus’

“On doit apprendre à vivre avec le virus, comme on l’a déjà fait avec d’autres maladies [en insistant sur les gestes barrières]”, a déclaré le professeur Moustafa Mijiyawa, ministre de la santé togolais. Cette déclaration survient dans un contexte d’augmentation considérable des cas de contamination tout au long du mois de juin.
D’après le ministre de la santé togolais, cette augmentation est essentiellement portée par la 2e vague de voyageurs revenant des pays voisins, particulièrement la Côte d’Ivoire.
Il faudra alors apprendre à faire avec le coronavirus, comme l’a déjà révélé le ministre de la santé. Il est important de rappeler que le port du masque est désormais obligatoire, au Togo, dans les grandes surfaces (magasins, marchés) et lieux publics.

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Togo : à Lomé, le Covid-19 a vidé les rues

En pleine crise du coronavirus, Handicap International (organisation de solidarité internationale impartiale et indépendante) a mis en place des maraudes dans la capitale du Togo, Lomé, afin de venir en aide aux SDF (personnes vivant dans la rue ; sans domicile fixe) qui n’ont plus de moyens de subsistance.
C’est l’histoire des plus pauvres. À Lomé, la capitale togolaise, dès avril, au regard des services hospitaliers débordés par le nouveau coronavirus dans les pays d’Europe, le chef de l’Etat ‘Faure Gnassingbé’ a décidé de prendre des mesures radicales afin de protéger sa population. Le 31 mars, l’aéroport et les frontières terrestres étaient fermés, comme d’ailleurs les restaurants et les bars. Un couvre-feu était décrété dans le pays, interdisant ainsi les déplacements. ‘Faure Gnassingbé’ a tenté d’interdire aussi les motos taxis, le moyen de transport le plus utilisé.
Pour l’instant, le bilan sanitaire est plutôt satisfaisant. Selon les dernières données publiées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la République togolaise a enregistré 12 décès liés au coronavirus et 560 cas. Mais, Moustafa Mijiyawa, ministre de la santé togolais, redoute l’arrivée de la vague. Il est important de rappeler que les frontières terrestres sont toujours fermées.
La capitale togolaise vit au ralenti depuis plus de quatre mois. Une situation laissant sans ressources (sans moyens) les 10 500 personnes, dont les ⅔ des femmes, habitant dans les rues de Lomé. Elles vivaient du service de portage des sacs de commissions, de la vente de bouteilles d’eau aux feux rouges, des aumônes données dans les lieux de culte (à savoir les églises, les mosquées, les temples, etc.), des restes des plats servis dans les bars ou les restaurants…

La Banque Africaine de Développement (BAD) fait un don de 45 millions d’euros au Togo

Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, a approuvé le mois dernier à la capitale ivoirienne, la réaffectation d’un prêt (avance, aide, etc.) de 45 millions d’euros afin d’aider le pays à acheter des intrants agricoles (matériels, engrais, énergie, etc.) destinés essentiellement à renforcer sa sécurité alimentaire face au nouveau coronavirus, qui sévit un peu partout sur la planète. La République togolaise est fortement dépendante de son secteur agricole, qui emploie plus de 36 % de sa population active et représente 62 % de son Produit Intérieur Brut (PIB). La Banque Africaine de Développement a créé depuis le début de la crise une facilité de réponse rapide au coronavirus afin de juguler les effets de l’épidémie en Afrique. Le but ? Fournir les ressources essentielles à ses pays membres afin de faire face à l’épidémie, pire ennemi de l’humanité.