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Election présidentielle ivoirienne de 2020 : l’ONU appelle à une élection ‘inclusive et pacifique’

Le climat s’est encore tendu, en Côte d’Ivoire, depuis l’éviction (exclusion, rejet) des candidatures de Soro Guillaume et de Gbagbo Laurent à l’élection du 31 octobre 2020.
Mohamed Ibn Chambas, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), qui a achevé, ce lundi matin, sa mission de deux semaines, a souhaité que l’élection présidentielle ivoirienne de 2020 soit ‘inclusive et pacifique’.
“Le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies a réédité son appel à tous les acteurs (à savoir Henri Konan Bédié (HKB), Alassane Ouattara (ADO), Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, etc.) pour qu’ils poursuivent, dans le respect des droits de l’homme, leur engagement pour l’organisation d’un scrutin inclusif et pacifique”, a déclaré la Juge Sophia A. B. AKUFFO, Présidente de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.
Il est important de rappeler que le Conseil constitutionnel ivoirien (l’organe en charge de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire) a rejeté le 20 septembre dernier les candidatures de l’ex-président ‘Gbagbo Laurent’, l’ex-Premier ministre et l’ancien chef rebelle ‘Soro Guillaume’ et de 40 autres candidats, mais a validé celle de Ouattara Alassane (le président sortant ; 79 ans dont neuf ans au pouvoir) à un 3e mandat controversé.

    A l’approche de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, la crainte de “graves menaces sur la paix”

La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples appelle à “un dialogue inclusif” (visant à réunir toutes les sensibilités, à inclure chacun) et exprime “sa vive préoccupation” face à une situation sociopolitique très tendue. La CADHP s’est inquiétée samedi 26 septembre 2020 “de graves menaces sur la paix sociale” à l’approche du scrutin du 31 octobre et a appelé, dans un communiqué, à un dialogue inclusif.
Le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies a rencontré pendant son séjour des organisations de la société civile, les candidats à la présidentielle, des membres du CEI (Commission électorale indépendante) et du Conseil constitutionnel, et le président ivoirien Ouattara Alassane.
A un peu moins d’un mois de l’élection présidentielle, la tension politique est très forte. Il y a douze ans, la crise née du scrutin de 2012, après le refus de Gbagbo Laurent de reconnaître son échec face à ADO, avait fait plus de 4 500 morts.
Une vingtaine d’individus ont été tués en août dernier après l’annonce de la candidature du président sortant ADO.