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Élection présidentielle ivoirienne : à l’approche de la date du scrutin, la crainte de menaces sur la paix se multiplie

À seulement quelques semaines de l’élection présidentielle ivoirienne de 2020, le Conseil national des droits de l’homme invite les différents acteurs politiques à un dialogue inclusif en exprimant sa vive préoccupation concernant la situation socio-politique qui est assez tendue dans le pays.

     La crainte d’actes de violence se multiplie

Étant un organisme public en Côte d’Ivoire, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), n’a pas hésité d’exprimer son inquiétude en assurant qu’il craigne de graves menaces sur la paix sociale dans le pays, surtout avec l’arrivée imminente des présidentielles en Côte d’Ivoire. Alors que l’élection présidentielle ivoirienne est prévue pour le 31 octobre 2020, le Conseil national des droits de l’homme a appelé les différents acteurs à favoriser le dialogue inclusif.
En affirmant avoir pu rencontrer ces derniers jours des responsables des différents partis d’opposition, et du parti qui est au pouvoir. Le Conseil national des droits de l’homme, a assuré qu’il ressente une vive préoccupation face à la situation socio-politique qui tend à créer des conditions de graves actes de violation des droits de l’homme en faisant peser de graves menaces sur la paix sociale dans le pays.
Tandis que de nombreux militants d’opposition, ainsi que des organisations non-gouvernementales ont été arrêtés au cours de ces derniers mois, le Conseil national des droits de l’homme qui est une institution consultative pour le gouvernement a demandé la mise en place de plusieurs mesures afin de garantir, l’exercice des libertés publiques par les différentes forces politiques de la nation. En outre, le Conseil appelle à l’ouverture du dialogue inclusif et pressant afin de pouvoir mettre en place des solutions consensuelles et durables. Le Conseil national des droits de l’homme, a aussi invité à l’ouverture d’une enquête sur les différentes allégations de violences constitutives de violations des droits de l’homme.

     La crise post-électorale de 2010

Il est important de mentionner que la crainte de manifestation de plusieurs actes de violences meurtrières est assez forte dans les différents pays de la région ouest africaine, surtout 10 ans après la crise qui a eu lieu après les élections présidentielles ivoiriennes de 2010, induisant la mort de plus de 3 000 personnes. Les violences, après l’annonce de la candidature du président sortant Alassane Ouattara, pour un troisième mandat à l’élection présidentielle ivoirienne de 2020 ont causés la mort d’une quinzaine de personnes durant le mois d’août dernier.
Il est important de mentionner que Pulcherie Gbalet, la figure de la société civile ivoirienne, qui avait demandé durant le mois d’août à des manifestations contre la candidature du président sortant ivoirien Alassane Ouattara à la présidentielle en Côte d’Ivoire de 2020, a été incarcérée depuis plus d’un mois.