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Le Togo, premier pays à déployer la 5G en Afrique de l’Ouest

L’opérateur de téléphonie TogoCom (le leader du marché togolais) annonce avoir activé son nouveau réseau 5G (cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile ; reprend les technologies déjà utilisées avec la 4G LTE) sur l’ensemble du territoire, faisant ainsi du Togo le 4e sur le continent (derrière le Sénégal, le Bénin et le Burkina Faso), et le 1er dans la sous-région ouest-africaine, à tester cette offre de connectivité dernière génération. Propulsé par NOKIA, le réseau 5G est désormais opérationnel à Lomé.
La 5G de cet opérateur téléphonique permettra d’accélérer la transformation numérique et le développement digital afin de soutenir la croissance économique du pays et un meilleur accès à la santé (chirurgie robotisée, consultation en ligne, etc.) et à l’éducation (apprentissage interactif, cours virtuel à distance, etc.).
La 5G, au cœur de la bataille commerciale entre Pékin et Washington, serait ainsi jusqu’à 200 fois plus rapide que la 4G. “Le Togo est le premier pays d’Afrique de l’Ouest à avoir déployé cette technologie”, s’est félicitée Victoire Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement.
TogoCom a donc relevé le défi du lancement de la cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile en seulement une année conformément à la feuille de route.
Il est important de rappeler que l’engagement a été pris, le 15 novembre 2019, il y a un an, de faire de la République togolaise le hub digital (une plateforme de référence) de la sous-région afin de répondre au PND 2018-2022 (Plan National de Développement) sur les volets sociaux et économiques et apporter aux populations des solutions innovatrices pour un meilleur accès aux services publics, à la santé et l’éducation sur tout le territoire.
Selon Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat togolais, la 5G va faciliter les usages innovants en permettant ainsi l’émergence de nouveaux services répondant aux besoins de plusieurs secteurs de l’économie (transport, industrie, santé, énergie, etc.).

     Togo : hausse record du taux d’accès à la téléphonie

Au Togo, le pourcentage de sociétés et de personnes utilisant la téléphonie a atteint, ces quatre dernières années, un niveau record. Le nombre d’usagers est passé d’environ 4. 6 millions en octobre 2017, représentant 68 % de la population globale, à 8. 4 millions en juin 2019, soit 92 %. Cette tendance à l’augmentation a été déjà enregistrée de 2012 à 2016 où le taux de pénétration a été porté de 39 % à près de 71 %. Cette croissance était portée principalement par l’embellie (ou l’amélioration) enregistrée sur le segment mobile.
Quant aux FAI (Fournisseur d’accès Internet), leur nombre a été revu à la hausse, avec l’autorisation de Teolis (Groupe à forte valeur ajoutée dans l’économie digitale) et de groupe Vivendi Africa (nouvel acteur sur le marché des télécoms en Afrique).

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Le Togo dans l’ère de la 5G, avec Nokia

Nokia Corporation (société multinationale de télécoms finlandaise ; premier constructeur mondial de téléphones mobiles) a été sélectionné par l’opérateur de téléphonie TogoCom (le leader du marché togolais) dans le cadre d’un accord de 3 ans, afin de déployer le réseau 5G à travers le Togo. D’ailleurs, la 5G vient d’être déployé à la capitale togolaise, Lomé. Une première en Afrique de l’Ouest. En effet, l’opérateur a activé son réseau commercial 5G pour offrir des services très haut débit à sa clientèle. Ce déploiement veut permettre au pays d’accélérer sa transformation digitale ainsi que son développement numérique, en soutien à la croissance économique. En effet, l’objectif de la nouvelle cheffe du gouvernement Victoire Dogbé est que la couverture mobile bénéficie à tous les Togolais.
L’accord prévoit également l’amélioration des réseaux 3G, 4G et 4G+ déjà existants, ce qui assurera l’opérateur mobile africain la pérennité de son infrastructure pour les prochaines générations de services digitaux à destination des populations. Selon Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat togolais, Nokia déploiera aussi des solutions logicielles d’opérations digitales 5G, de gestion des données et de monétisation permettant ainsi à TogoCom de rationaliser les opérations réseau de l’opérateur, d’améliorer l’agilité de la société et la vitesse, et de saisir de toutes nouvelles opportunités de revenus 5G.
La cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile arrive à la République togolaise tandis que la couverture 4G+ concerne uniquement 72 % du territoire.
En effet, TogoCom a soumis son dossier pour le réseau 5G il y a presque un an, le 15 novembre 2019, à l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse), avec comme ambition de faire du pays un hub digital. Désormais, le réseau 5G est opérationnel au Togo. Le pays devient ainsi le 3e sur le continent et le premier dans la sous-région ouest-africaine à avoir lancé la génération 5G.

    Togo : Moov perd du Terrain

Cette année 2020, l’opérateur de téléphonie mobile ‘Moov’, filiale du réseau international de Maroc Telecom, semble perdre du terrain, au Togo, dans la conquête aux clients.
Le parc d’abonnés de l’opérateur est en effet passé, au premier trimestre 2019, de 4. 56 millions d’usagers, à 2. 89 millions, soit une baisse de 19 %. Néanmoins, difficile de dire si cette perte a été au profit de son seul rival, TogoCom, passé depuis l’an dernier, sous le contrôle du groupe Axian.
Il est important de rappeler que le pourcentage de sociétés et de personnes utilisant la téléphonie mobile a atteint ces dernières années un nouveau record au Togo.

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Togo : les parlementaires de la Cedeao planchent sur la promotion des cours en ligne

Les parlementaires et les experts de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) planchent depuis ce jeudi 19 novembre à Lomé (la capitale togolaise) sur la promotion des cours en ligne dans la sous-région. Et ce, pour remettre sur pied, après le ravage du nouveau coronavirus, pire ennemi de l’humanité, le secteur de l’éducation.
Le parlement de la Cedeao s’est réuni ce jeudi matin à la capitale togolaise, dans le cadre de la quatrième réunion délocalisée des commissions de l’organisation sous-régionale.
Cette rencontre vise essentiellement à définir les moyens d’user de la technologie et les ressources énergétiques, afin de promouvoir l’enseignement en ligne, en pleine pandémie de coronavirus, et de garantir aux acteurs de l’enseignement un accès à Internet, première dimension de la fracture digitale. “Comme on le sait tous, la pandémie mondiale de coronavirus a eu plusieurs conséquences sur nos États, particulièrement dans le domaine de l’éducation”, a ajouté le PDG de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. “Il s’agit alors de réfléchir à une méthode pour avoir, au cours de cette période de pandémie, une éducation en ligne”, souligne-t-il.
Le gouvernement de Victoire Dogbé veut garantir un environnement d’apprentissage véritablement digital avec un accès sans entrave à l’internet.

  Le gouvernement togolais assure qu’il n’y aura pas d’année blanche

Les établissements scolaires fermés au Togo depuis le 5 avril à cause de la pandémie mondiale de coronavirus (apparu en décembre 2019 en Chine, principalement à Wuhan), le resteront, selon le ministère en charge de l’éducation, et ce jusqu’à nouvel ordre.
L’info émane du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, qui veut déployer une palette d’outils afin de pallier la fermeture des établissements scolaires.
A cet effet, Victoire Dogbé, la nouvelle première ministre, a dévoilé hier mercredi les différentes actions et dispositions mises en œuvre par le gouvernement. Celui-ci envisage particulièrement : les cours en ligne (internet, radio et télévision) et à distance, notamment pour les classes d’exam (Terminale, 1e, 3e et CM2).
Il est important de rappeler que 62 % des programmes scolaires sont d’ores et déjà bouclés. Le gouvernement togolais devrait aussi appuyer les quelque 15 000 enseignants du privé. Selon la cheffe du gouvernement, des dispositions d’accompagnement sont à ce jour sur la table.

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Togo News : le groupe de la Banque Mondiale (GBM) passe en revue son portefeuille de projets

Le groupe de la Banque Mondiale a décaissé au Togo 42 % de ses financements prévus au profit du pays au titre de l’année fiscale (août 2019 – juillet 2020) écoulée. C’est le taux de décaissement le plus performant au niveau des portefeuilles de projets financés par le GBM dans la sous-région où la moyenne est de 18 %. Si ce taux est une performance, Victoire Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement, plaide pour que celui-ci soit amélioré au regard des besoins toujours grandissants (amplifiants) des populations. Pour sa part, le ministre des finances togolais, Yaya Sani, a rappelé la promesse de l’institution d’accompagner la République togolaise dans ‘sa volonté de mettre œuvre les conditions pour une croissance durable et inclusive tirée par des politiques d’investissement beaucoup plus efficaces et un secteur privé plus dynamique.
Il est important de rappeler que le groupe de la Banque Mondiale a financé, depuis le début de la pandémie mondiale de coronavirus (à savoir en mars dernier), quatre projets pour un coût global de 75 milliards de Francs CFA dans les secteurs des réformes économiques, de l’éducation et de la santé. Portant ainsi le portefeuille de la multinationale au Togo à 650 000 dollars.

    Togo : plus de 50 millions de dollars pour redresser l’économie face au nouveau coronavirus

Aujourd’hui, la Banque Mondiale a approuvé un financement de plus de 50 000 dollars (soit 120 000 de Francs CFA) de l’IDA (Association internationale de développement) afin d’aider la République Togolaise à faire face à la crise sanitaire de coronavirus, pandémie du siècle, dans sa phase de redressement socioéconomique.
A noter que la crise provoquée par la Covid-19 a eu des répercussions considérables sur l’économie du Togo. Celle-ci pourrait donc faire diminuer la croissance de 4. 9 % en 2019 à 3. 5 % en 2020. Selon Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat togolais, les mesures de confinement et de distanciation sociale pour juguler la crise sanitaire ont notamment affecté le tourisme, la construction, le commerce de détail, et les activités de production et de vente.
La pandémie mondiale de coronavirus a eu un impact négatif considérable sur le secteur privé et pourrait alors compromettre l’atteinte des objectifs du PND 2018-2022.

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Élection présidentielle ivoirienne : Mohamed Ibn Chambas appelle à la retenue

Selon les médias écrites ivoiriens, le représentant de l’ONU Mohamed Ibn Chambas invite les différents acteurs politiques en Côte d’Ivoire à la retenue en évitant les discours de haine et les violences.

        L’appel à la retenue

À seulement quelques semaines, des élections présidentielles ivoiriennes de 2020, le représentant spécial des Nations unies dans la région de l’Afrique de l’Ouest, ainsi que le Sahel, Monsieur Mohamed Ibn Chambas a décidé d’effectuer une mission d’une semaine en Côte d’Ivoire, vu les dernières événements survenus suite à l’annonce de la candidature du président sortant Alassane Ouattar aux présidentielles en Côte d’Ivoire, prévues le 31 octobre prochain. En effet, les différents membres de l’opposition, ainsi que de nombreux citoyens ivoiriens assurent que cette candidature pour le 3e mandat présidentiel est anticonstitutionnelle.
Au cours de sa mission en Côte d’Ivoire, le représentant des Nations unies dans la région a invité les différents acteurs à la retenue afin d’assurer un bon déroulement de la présidentielle ivoirienne du 31 octobre prochain.
Selon Mohamed Ibn Chambas, les Nations unies s’inquiètent de la situation en Côte d’Ivoire surtout suite aux actes de violence qui ont eu lieu durant le mois dernier après l’annonce du président sortant sa décision de briguer un 3e mandat pour les élections présidentielles ivoiriennes de 2020.
En outre, les Nations unies appellent à la retenue en évitant tous les actes de violence, ainsi que les différents discours de haine. Par ailleurs, à l’issue d’une audience avec le président sortant Alassane Ouattara, le représentant de l’organisation international exhorte les acteurs politiques en Côte d’Ivoire à la concertation.

Le contenu de la rencontre entre Ibn Chambas et Ouattara

Selon le représentant des Nations unies dans la région, au cours de l’audience qui l’a réuni avec le président dont la candidature aux présidentielles en Côte d’Ivoire est controversée, les deux hommes ont pu évoquer les différentes préoccupations des Nations unies au sujet de la persistance de l’absence de consensus sur les différents aspects du processus, tandis que l’opposition accuse le Conseil constitutionnel et la commission électorale d’être inféodés au pouvoir.
Il est important de rappeler que la visite du représentant de l’organisation international, Mohamed Ibn Chambas s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement que mènent les Nations unies pour la mise en place d’une élection présidentielle ivoirienne crédible, transparente, inclusive et pacifique.

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Élection présidentielle ivoirienne : l’ONU invite à la mise en place d’une élection inclusive et pacifique

Alors que le climat est assez tendu depuis le rejet des candidatures de l’ancien Premier ministre Guillaume Soro et l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, pour les élections présidentielles ivoiriennes de 2020, le représentant des ONU appelle à la mise en place d’une présidentielle en Côte d’Ivoire, inclusive et pacifique.

       L’avis du représentant des Nations unies

Suite à la fin de sa mission d’une semaine en Côte d’Ivoire, Mohamed Ibn Chambas, le représentant spécial des Nations unies dans la région de l’Ouest africaine et le Sahel, assure qu’il est important que le pays songe à la mise en place d’une élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020, d’une façon inclusive et pacifique.
D’après le communiqué rendu publique dimanche dernier, le représentant spécial des Nations unies au sein de la région, à renouveler son appel aux différents acteurs politiques ivoiriens afin de continuer leur engagement pour la mise en place d’une élection présidentielle ivoirienne, inclusive et pacifique, dans le cadre du respect des droits de l’Homme.
Dans ce contexte, il est important de mentionner la libération provisoire des détenus, le 23 septembre dernier, constituant ainsi un geste du parti au pouvoir d’honorer ses engagements. Néanmoins, Mohamed Ibn Chambas, assure, qu’il espère que d’autres mesures d’apaisement devront être prises en compte tandis que le processus électoral se poursuit, en abordant le sujet de la libération de l’ancien Premier ministre Guillaume Soro.

        Les candidatures acceptées

Le 14 septembre dernier, le Conseil constitutionnel a rejeté la candidature de Guillaume Soro, ainsi que celle de Laurent Gbagbo pour les présidentielles en Côte d’Ivoire de 2020, toutefois, il a validé la candidature du président sortant Alassane Ouattara, qui brigue un troisième mandat assez controversé.
Mohamed Ibn Chambas, qui a achevé sa mission en Côte d’Ivoire, a affirmé qu’il est essentiel que les différents acteurs politiques ivoiriens évitent l’utilisation de discours de haine et violence ainsi que toute forme de sectarisme, afin d’assurer un scrutin présidentiel pacifique et un processus électoral apaisé. En outre, le représentant spécial de l’ONU insiste sur l’importance de veiller à garder une bonne concertation en agissant en synergie afin de pouvoir surmonter les différends entre les différents partis politiques, préservant ainsi la prospérité, la paix et l’unité dans le pays.

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Élection présidentielle ivoirienne : à l’approche de la date du scrutin, la crainte de menaces sur la paix se multiplie

À seulement quelques semaines de l’élection présidentielle ivoirienne de 2020, le Conseil national des droits de l’homme invite les différents acteurs politiques à un dialogue inclusif en exprimant sa vive préoccupation concernant la situation socio-politique qui est assez tendue dans le pays.

     La crainte d’actes de violence se multiplie

Étant un organisme public en Côte d’Ivoire, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), n’a pas hésité d’exprimer son inquiétude en assurant qu’il craigne de graves menaces sur la paix sociale dans le pays, surtout avec l’arrivée imminente des présidentielles en Côte d’Ivoire. Alors que l’élection présidentielle ivoirienne est prévue pour le 31 octobre 2020, le Conseil national des droits de l’homme a appelé les différents acteurs à favoriser le dialogue inclusif.
En affirmant avoir pu rencontrer ces derniers jours des responsables des différents partis d’opposition, et du parti qui est au pouvoir. Le Conseil national des droits de l’homme, a assuré qu’il ressente une vive préoccupation face à la situation socio-politique qui tend à créer des conditions de graves actes de violation des droits de l’homme en faisant peser de graves menaces sur la paix sociale dans le pays.
Tandis que de nombreux militants d’opposition, ainsi que des organisations non-gouvernementales ont été arrêtés au cours de ces derniers mois, le Conseil national des droits de l’homme qui est une institution consultative pour le gouvernement a demandé la mise en place de plusieurs mesures afin de garantir, l’exercice des libertés publiques par les différentes forces politiques de la nation. En outre, le Conseil appelle à l’ouverture du dialogue inclusif et pressant afin de pouvoir mettre en place des solutions consensuelles et durables. Le Conseil national des droits de l’homme, a aussi invité à l’ouverture d’une enquête sur les différentes allégations de violences constitutives de violations des droits de l’homme.

     La crise post-électorale de 2010

Il est important de mentionner que la crainte de manifestation de plusieurs actes de violences meurtrières est assez forte dans les différents pays de la région ouest africaine, surtout 10 ans après la crise qui a eu lieu après les élections présidentielles ivoiriennes de 2010, induisant la mort de plus de 3 000 personnes. Les violences, après l’annonce de la candidature du président sortant Alassane Ouattara, pour un troisième mandat à l’élection présidentielle ivoirienne de 2020 ont causés la mort d’une quinzaine de personnes durant le mois d’août dernier.
Il est important de mentionner que Pulcherie Gbalet, la figure de la société civile ivoirienne, qui avait demandé durant le mois d’août à des manifestations contre la candidature du président sortant ivoirien Alassane Ouattara à la présidentielle en Côte d’Ivoire de 2020, a été incarcérée depuis plus d’un mois.

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Election présidentielle ivoirienne de 2020 : le représentant de l’ONU appelle à la ‘retenue’

Mohamed Ibn Chambas, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), a demandé aux acteurs politiques d’éviter les discours de haine et les violences. Ce dernier a appelé à la retenue tous les acteurs de l’élection présidentielle ivoirienne de 2020.
“L’Organisation des Nations Unies invite tous les acteurs politiques ivoiriens à la retenue, à éviter le recours aux discours de haine et les violences. Nous exhortons les acteurs à la concertation”, a encore déclaré le secrétaire général de l’ONU.
Ce dernier doit rester sur place toute la semaine afin de rencontrer les diplomates, la société civile, les institutions impliquées dans le processus électoral, et les acteurs politiques. Mohamed Ibn Chambas a entamé cette visite pour une audience chez le président sortant Ouattara Alassane (ADO : 78 ans dont neuf ans au pouvoir) avant de se rendre à la commission électorale indépendante (CEI) et au Conseil constitutionnel ivoirien.

    Crainte de violence

Le climat s’est tendu considérablement depuis l’annonce de sa candidature à un 3e mandat par ADO le 12 août dernier. Des violences politiques (manifestations sporadiques) ont fait plus de 25 morts le mois dernier. Depuis ce mardi, l’opposition ivoirienne (à savoir le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Front Populaire Ivoirien (FPI)) a appelé à la mobilisation de ses militants contre la candidature du président sortant Alassane Ouattara, et pour empêcher que l’élection prévue le samedi 31 octobre 2020 se tienne dans les conditions actuelles, jugeant que le Conseil constitutionnel (l’organe en charge de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire) et la Commission électorale indépendante (CEI) sont inféodés (soumis) au pouvoir et ne peuvent garantir un scrutin crédible.
L’Union européenne a appelé ce lundi 21 septembre 2020 les administrations concernées, ainsi que l’ensemble de la société civile et de la classe politique à dialoguer. Cette dernière exhortait également le gouvernement ivoirien à prendre l’initiative afin de contribuer à cet apaisement du climat politique.

    Election présidentielle en Côte d’Ivoire : HKB appelle à “la désobéissance civile”

Henri Konan Bédié, l’ancien président ivoirien, a appelé samedi au nom de l’opposition, à “la désobéissance civile” face à la forfaitaire du président sortant ‘Alassane Ouattara’.
ADO avait annoncé en avril dernier qu’il renonçait à briguer un 3e mandat, avant de changer d’avis après la mort soudaine, en août dernier, de son Premier ministre et son dauphin, Amadou Gon Coulibaly.
Adoptée en juillet 2017, la nouvelle Constitution limite à 2 le nombre de mandats présidentiels, mais la Commission électorale indépendante a estimé que son entrée en vigueur avait ainsi remis tous les compteurs à 0, ce que conteste le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire et le Front Populaire Ivoirien, principales formations de l’opposition.

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Election présidentielle ivoirienne de 2020 : l’ONU appelle à une élection ‘inclusive et pacifique’

Le climat s’est encore tendu, en Côte d’Ivoire, depuis l’éviction (exclusion, rejet) des candidatures de Soro Guillaume et de Gbagbo Laurent à l’élection du 31 octobre 2020.
Mohamed Ibn Chambas, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), qui a achevé, ce lundi matin, sa mission de deux semaines, a souhaité que l’élection présidentielle ivoirienne de 2020 soit ‘inclusive et pacifique’.
“Le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies a réédité son appel à tous les acteurs (à savoir Henri Konan Bédié (HKB), Alassane Ouattara (ADO), Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, etc.) pour qu’ils poursuivent, dans le respect des droits de l’homme, leur engagement pour l’organisation d’un scrutin inclusif et pacifique”, a déclaré la Juge Sophia A. B. AKUFFO, Présidente de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.
Il est important de rappeler que le Conseil constitutionnel ivoirien (l’organe en charge de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire) a rejeté le 20 septembre dernier les candidatures de l’ex-président ‘Gbagbo Laurent’, l’ex-Premier ministre et l’ancien chef rebelle ‘Soro Guillaume’ et de 40 autres candidats, mais a validé celle de Ouattara Alassane (le président sortant ; 79 ans dont neuf ans au pouvoir) à un 3e mandat controversé.

    A l’approche de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, la crainte de “graves menaces sur la paix”

La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples appelle à “un dialogue inclusif” (visant à réunir toutes les sensibilités, à inclure chacun) et exprime “sa vive préoccupation” face à une situation sociopolitique très tendue. La CADHP s’est inquiétée samedi 26 septembre 2020 “de graves menaces sur la paix sociale” à l’approche du scrutin du 31 octobre et a appelé, dans un communiqué, à un dialogue inclusif.
Le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies a rencontré pendant son séjour des organisations de la société civile, les candidats à la présidentielle, des membres du CEI (Commission électorale indépendante) et du Conseil constitutionnel, et le président ivoirien Ouattara Alassane.
A un peu moins d’un mois de l’élection présidentielle, la tension politique est très forte. Il y a douze ans, la crise née du scrutin de 2012, après le refus de Gbagbo Laurent de reconnaître son échec face à ADO, avait fait plus de 4 500 morts.
Une vingtaine d’individus ont été tués en août dernier après l’annonce de la candidature du président sortant ADO.

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Élection présidentielle ivoirienne 2020 : les accréditations d’observation électorale ont été délivrées à des organismes internationaux

À seulement quelques semaines de la présidentielle en Côte d’Ivoire qui est prévue pour le 31 octobre prochain, le Centre Carter TCC conjointement avec l’Institut Électoral pour une Démocratie Durable en Afrique (EISA), a annoncé le déploiement et l’arrivée d’une mission internationale d’observation électorale à Abidjan, afin d’assurer le contrôle du scrutin des législatives et présidentiel qui auront lieu très bientôt dans la République de Côte d’Ivoire.
D’après les médias ivoiriens, la Commission Électorale Indépendante a fournit l’accréditation à la mission le 19 août dernier, en sa qualité d’organe de gestion des élections présidentielles ivoiriennes de 2020.

       Les Observateurs Internationaux

Dirigé par le directeur général de l’EISA, Denis Kadima, la mission est constituée de 12 observateurs internationaux qui ont été groupé dans 6 équipes de deux personnes. Ces derniers sont issus de différents pays comme la Tunisie, le Togo, le Sénégal, le Niger, le Maroc, le Ghana, la France, la République Démocratique du Congo, la Centrafrique, le Cameroun, et le Bénin. Il est important de mentionner que la mission est financée par USAID, l’Agence américaine pour le développement international.
En outre, selon l’Institut Électoral pour une Démocratie Durable en Afrique (EISA), prés de 24 autres observateurs seront présents durant le mois d’octobre afin d’assurer le bon déroulement du scrutin des présidentielles en Côte d’Ivoire. Cette équipe s’appuierait également sur les groupes de personnes faisant partie du TCC, ainsi que de l’EISA qui sont déjà basés à Abidjan.

     La mission des observateurs internationaux

Durant son séjour en Côte d’Ivoire, les observateurs devront contrôler les différentes étapes de la phase préparatoire du scrutin telles que le contentieux, le dépôt et la mise en place de la liste définitive des candidats, la compilation des résultats, les opérations de dépouillement du vote et le vote le jour du scrutin dans les différentes régions du pays, ainsi que la campagne électorale, les menaces numériques et le niveau de participation des femmes et des jeunes.
En outre, la mission d’observateurs internationaux pourrait suivre les différents processus électoraux jusqu’à son terme, englobant l’annonce des résultats officiels et le processus en relation avec les contentieux des résultats. C’est pour cette raison que la mission devrait interagir avec plusieurs acteurs du processus électoral dont les autorités publiques, les candidats indépendants, les partis politiques et leurs candidats, ainsi que les organisations de la société civile en Côte d’Ivoire, les représentants des médias et la CEI.
Afin d’assurer un bon déroulement des élections présidentielles ivoiriennes en 2020 la mission devrait interagir aussi avec les différentes autres missions d’observation électorales internationales et nationales.